Ils n’ont pas encore 18 ans, pourtant, les élèves de l’Athénée royal Robert Campin ont reçu leur convocation. Ils éliront leurs délégués de classe et de degré ce jeudi.
Réorganisation générale des bureaux de vote dans la cité du Doudou avec pour critère essentiel l’assignation d’un bureau plus proche du domicile des électeurs.
Au plus tard le lundi 10 septembre, au matin, un étudiant de l’ULB (anonyme, nous l’appellerons A.), locataire des résidences universitaires Héger, a dû quitter son kot. Un mot collé sur sa porte indiquait que s’il ne quittait pas les lieux, ses affaires seraient déménagées à ses frais et que la serrure serait changée. Une situation normale? Pas vraiment.
Demander sa copine en mariage sur scène, Ludovic Corvilain l’a fait. C’était ce mardi 14 août sur le Mont des Arts à l’occasion du Brussels Summer Festival. Le jeune homme s’est adressé via Twitter à Elias Wallace, rappeur pour Dafuniks, un groupe de hip-hop danois présent pour la première fois à Bruxelles. Celui-ci a fait en sorte qu’il obtienne un pass pour accéder à la scène où Ludovic a fait sa demande sous les applaudissements du public. Dafuniks a ensuite chanté “All I Want”, musique adaptée à l’occasion.
Partie 1/3 : l’émission
Le 12 décembre 2006, la RTBF interrompait Questions à la une, pour diffuser Bye-Bye Belgium. Les téléspectateurs devaient normalement regarder deux reportages aux noms tapageurs : Va-t-on supprimer les indemnités de chômage en Wallonie ? et Les Flamands sont-ils plus corrompus que les Wallons ? Mais ils se sont retrouvés devant une fausse émission spéciale du journal télévisé. François de Brigode annonce en direct que le parlement flamand déclare unilatéralement l’indépendance de la Flandre entraînant de lourdes conséquences et des réactions tant en Belgique qu’à l’étranger.
Il sera dit clairement après une demie heure d’émission qu’il s’agit d’une fiction. Des indices le laissaient entrevoir avant, mais ils n’auront pas été détectés par les téléspectateurs. En effet, une majorité d’entre eux ont cru vrais les dires des journalistes, déclenchant un déferlement de réactions sur la toile et auprès des standards téléphoniques de la chaîne télévisée. Belgacom a enregistré 20 % de mouvement en plus qu’habituellement sur la ligne téléphonique1. Le service de médiation de la RTBF mis en place pour l’occasion a recueilli 32 000 appels, ainsi que 11 720 SMS. Les sites d’information comme ceux de Le Soir, La Libre, ainsi que le site de La Première, ont constaté un pic dans leur fréquentation par les internautes.
L’équipe de Philippe Dutilleul
Philippe Dutilleul est de l’école Strip-tease. Il a mis au point le projet « Karine et Rebecca », nom de code de Bye Bye Belgium, pour l’émission Tout ça ne nous rendra pas le Congo. Il est donc un habitué du genre: faire état de la réalité via un point de vue. Il s’était déjà fait remarquer avec Une délégation de haut niveau où son équipe avait suivi une délégation parlementaire belge en Corée du Nord. Certains membres et surtout Willy Burgeon, membre du parti socialiste, se sont montrés plutôt approbateurs du fonctionnement du régime communiste. La RTBF n’était donc pas à son coup d’essai. Dans les années 90, elle diffusait également une autre émission au titre évocateur : Aujourd’hui la Yougoslavie, demain la Belgique ?

Philippe Dutilleul s’est entouré de toute une équipe mise dans le secret dont entre autres Pierre Marlet (éditeur du magazine Questions à la une), Alain Gerlache (directeur général de la télévision), François de Brigode (présentateur), Frédéric Gersdorff, Christophe Deborsu, Benoît Moulin (rédacteur en chef du JT) et Jean-Paul Philippot (patron de la RTBF).
Dans quel(s) but(s) ?
Les membres de l’équipe autour de Philippe Dutilleul avait à l’esprit de faire réfléchir sur l’avenir du pays. Voyant celui-ci se faire détricoter sans aucune réaction des Belges, ils ont voulu alerter l’opinion. C’est au cours de nombreuses recherches (compilées dans un livre, Bye-Bye Belgium), que Philippe Dutilleul s’est rendu compte de cette réalité.

Ce manque de sensibilisation à propos de l’avenir de la Belgique, s’inscrit dans un contexte plus large.
« Il existe actuellement en Europe une tendance à la spectacularisation du politique, car les gens ne s’y intéressent plus2. »
Mais il faut nuancer que même pour des sujets non-politiques, certains font appel au sensationnalisme. La forme prend le pas sur le fond. La mise en scène nuit au débat. L’information disparaît devant le divertissement et on arrive à de l’infotainment où les problèmes essentiels ne sont plus abordés.
Parallèlement, la frontière s’efface souvent entre émissions de divertissement et émissions politiques. C’est ainsi que l’on retrouve des politiciens dans le sofa rouge d’une émission télévisée pour parler de leurs goûts musicaux.
Pour sensibiliser le public, il faut donc attirer son attention par des voies nouvelles, différentes des méthodes traditionnelles.
Références
Remise des insignes de Docteur Honoris Causa à l’ULB à, entre autres, Ela Bhatt, Angela Davis et Costa-Gavras.
“Croire que Molenbeek-Saint-Jean est la commune avec le plus grande nombre d’étrangers, est se tromper.”
Sur base de la brochure du centre bruxellois d’action interculturelle (CBAI)
